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Nom du blog :
jimmyst0ry
Description du blog :
Bon voilà je met une histoire que je suis en trin d'écrire en espèrant que ça vous plaiz...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
21.08.2007
Dernière mise à jour :
02.09.2007
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[ Suite, Chapitre 5 ]

Posté le 02.09.2007 par jimmyst0ry
Maintenant je vais vous raconter la partie la plus " glauque" de l'histoire. Celle qui vous fera peur, ou pleurer, ou rire... Oui, on sait jamais si vous êtes de nature sadique . J'aurais plus de mal à raconter donc ne m'en voulait pas si, comment dire... je craque. Vous comprendrez je l'espère. Bref, continuons.

Quelques jours après, le père de Jérôme me conduisit dans un endroit qu'il ne désirait pas que je sache où. Imaginez mon désespoir quand on arriva devant un immense bâtiment hostile, de pierre marrons bien crades, les arbres morts et quelques rats qui se faufilaient sous le reste de feuilles. Sur un grand panneau était inscrit eh bien l'inscription suivante : ORPHELINAT DE BOSTON
J'aurais du m'en douter. Un Orphelinat. A ce moment je ne sus retenir mes larmes. Devoir quitté ce qui me restait de gens que j'aimais et arriver dans une marrée humaine d'enfants et d'adolescents que je ne connaissait même pas. Du devant de la vieille Peugeot David se retourna et me dévisagea un moment sa bouche formant un rictus en coin.
- Je suis sincèrement désolé.
Je ne trouvai rien à dire. Les mots étaient coincés dans ma gorge. Sans rien dire je sortis de la voiture en faisant bien attention que le Livre ne tombe pas du polo que m'avais donné Jérôme. Dès que j'eu posée un pied sur le vieux chemin de terre j'entendis l'auto démarrer. Je restai un moment à la regarder rouler jusqu'à ce qu'un virage l'ôta de ma vue. Je commençai à marcher vers la bâtisse. je vis huit, neuf gamins me regarder bizarrement du haut de leurs fenêtres tout en se chuchotant des phrases que je n'entendis pas. Je donnai des petits coups timides contre la porte en bois mangée par les mites. Un vieille femme d'une soixantaine d'années m'ouvris. Ses petits yeux perçants me fixaient avec une telle insistance que je me sentais nue. Son épais uni sourcil se crispa de dégoût quand elle vit dans quel état j'étais.
- Alors, c'est toi la nouvelle ?Me sonna-t-elle d'un ton sarcastique .
- Oui.
J'essayai de ne pas me faire remarquer, pas le premier jour.
- Bon allez grouille, j'ai d'autres chats à fouettés. Dépêche d'entrer j'ai dis !
Elle me poussa brutalement à l'intérieur. Je dérapai et tombai contre le parquet sal, avalant au passage des moutons de poussière. Les enfants qui prenaient encore leur petit déjeuner éclatèrent de rire. Vexée, je me relevai, dépoussiérai d'un geste vif mes habits et mes cheveux et jetai un coup d'oeil à mes futurs camarades. Un garçon et une fille ne rigolaient pas. Il devaient avoir 14,15 ans et continuaient de manger sans se préoccupés de moi. Dans mon esprit je les remerciai de ne pas tourner la tête vers moi et ricanés tout en me montrant du doigts, au cas où les copains et copines de derrière n'auraient pas compris qu'on se fichaient de ma tête, à moi. J'avançai silencieusement, la vieille pie devant moi. Elle donna au passage des coups de bâton aux jeunes qui continuaient de rigoler. Un petite fille blonde aux grands yeux bleus qui ne faisait rien reçu un coup plus violent encore que les autres. Tendis que je continuai d'avancer je l'entendis hurler à la mort. Elle avait les cuisses en flammes. Vous savez, elle ne devait qu'avoir sept ans maximum. La femme me conduisit dans son bureau, deux étages au dessus du réfectoire. Pendant que je montais, j'avais regarder autour de moi . Les portes étaient numérotées et aucun cadre ni autre décoration n'ornait les grands couloirs. Si vous aviez sentit cette odeur... Une odeur de moisissure mêlée à celle de la transpiration et de la nourriture. Mon estomac se retourna et sans demander de mon reste je courus chercher des toilettes. J'entendis l'autre crétine me hélée:
" Où vas-tu sale petite idiote ? Reviens ! Très bien, tu va voir ce qui t'attends..."
Un rire sinistre me provint du bout du corridor.
Des larmes aspergèrent mes joues, laissant des marques blanches à cause de la saleté. Soudain, je vis une porte avec un écriteau " Toilettes" . je me précipitai à l'intérieur à la recherche de toilette non fermée et à peu près convenable. J'en trouvai une, ferma la porte et vomis dans la cuvette. Je restai un moment au cas où je n'aurais pas terminer. Une fois que je sentis mon estomac se contracter parce qu'il n'y avait plus rien à l'intérieur je sortis et m'aspergea le visage avec de l'eau à la limite de marron d'un robinet.
J'entendis des bruits de pas venir vers les toilettes. Je réussi à me cacher dans un placards à balais et regardai à travers le trou du verrou. Devant mes yeux se postaient trois jeunes hommes, d'une beauté inqualifiable. Leurs yeux d'une clarté sans pareil, virant du bleu glacial au gris, comme un ciel d'hiver. Leurs cheveux étaient respectivement dorés, marrons très foncé et noirs de jais aux reflets bleus.,ébouriffés et longs juste comme il le fallait. Les mèches du devant cachaient leurs front. Leurs peaux étaient blanches comme de la neige et leurs corps forts, musclés mais pas trop. Bref, ils étaient magnifiques. Je les regardai longuement, sans me lasser du spectacle. Bizarrement ils semblaient tous très préoccupés. Un des trois, celui aux cheveux noirs nommé Jake scrutait chaque toilette regardant dans le verrou. Mon coeur se mit à battre dans ma poitrine quand il arriva près de la mienne. Je me collai au mur, mes pieds coincés sur un côté. Je mis mon souffle en apnée et priai pour ne pas qu'il me vit. Échec et Mat, celui-ci m'aperçu .
- Eh ! Venez voir qui il y a là...
Sur son visage se dessina un sourire malveillant qui hérissa le peu de poils que j'avais aux bras. J'avais très chaud. Sur le visage des deux autres se forma le même sourire et il allèrent droit dans ma direction. Le "Doré" commença à cogner contre la porte.
- Ouvre !
Son intonation me fis frémir. Elle était sèche, ferme mais méchante.
- Ouvre j't'ai dis !
Cette fois ci à l'aide de ses coéquipiers ils prirent de l'élan et s'écrasèrent contre la porte, celle-ci céda.
Le souffle court je retins mes larmes. Mes me épièrent de haut en bas et un des trois, celui-ci nommé Erwan me prit mes bras et les plaqua brutalement sur le mur. La douleur ne faisait qu'accentué mon stress et ils le comprirent bien. Erwan redoubla de force et quand il décida enfin de me lâché, mes avant-bras avaient prit une teinte rouge.
- Casse toi avant qu'on s'énerve ! Me siffla mon agresseur.
Je hochai gentiment de la tête et couru pour sortir.
" Il me le payeront..." Me jurai-je moi même. Adossée contre un mur je me laissai tomber. Les gens défilaient, passaient, repassaient devant moi. Pourtant, personne ne me vit. Je fermai les yeux. Quelque chose... Oui, quelque chose ... J'avais oublié quelque chose.
" Nan !"
Ce mot à peine audible échappa de ma bouche comme une fumée grisâtre en pleine hiver.
Bien qu'à bout de souffle je continuai de courir , essayant de retrouver l'endroit où la directrice m'avait laissé. IL n'était plus là. je sentis ma gorge se nouée et ma crainte doublée. Nan, c'était totalement impossible, je devais faire un mauvais rêve.
" Ferme les yeux et ne pense plus à rien."
Quelle idiote !
Je longeai le couloir doucement. Quelqu'un m'agrippa l'épaule droite. Je me retournai et vis l'autre vieille.
- Viens avec moi et ne t'échappe pas.
Son air était autoritaire, je décidai de faire comme elle le disait. Nous arrivâmes devant son bureau.
" Mme. Audrey Mcvoyld."
Elle m'invita un peu trop chaleureusement à m'asseoir. Elle embrassa la pièce d'un vaste geste de la main.
- Belle pièce, dit-elle, dommage qu'elle soit souvent infestée de gens comme toi.
Je me rabougri sur ma chaise. Je n'osai la regarder.
- Lève toi, petite vipère !
Je le fis. Mme Macvoyld fit quelques pas à travers le bureau et ouvrit un tiroir d'une commode très ancienne. Elle en sortit, ce bâton, celui qui avait infligé tant de souffrance à la petite fille.
- Par terre ! ,tonna la directrice, et plus vite que ça !
Dans un soupir je fis fasse à la moquette poisseuse. Je remarquai, bien que le moment fut mal choisi, des brûlures de cigarettes. En réfléchissant bien, c'est vrai que ça sentait le tabac. Je pris sur moi pour essayer de me détendre du mieux que possible. La chose se révéla fort difficile. Je fermai les yeux et chantai dans ma tête une berceuse.
- Mmmmmmm...
- Arrête de chantonner ! A moins que tu ne désires le double de la dose que j'avais pensé à t'infliger!
Quand j'arrêtai de " chantonner" l'adrénaline remonta en moi. Les larmes étaient au bord de mes yeux.
- Nan!
La douleur qui emmenait de mon dos est indescriptible. Mes larmes coulèrent, mes yeux se brouillèrent. Je me sentais comme droguée.
Deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième, huitième, neuvième et enfin le dixième coups.
Je ne pouvais pas me relever. Je réussi à tourner légèrement la tête sur la côté. Des traces de sang tachaient la moquette beige.
Ma tête tournait. Je connaissais cette sensation.
"Pas encore."
Je perdis connaissance.
Je me réveillai. Où étai-je ? De le pluie.. oui, de la pluie. Mes yeux clos s'ouvrirent. Je mangeai de la boue. En essayant de me relever la douleur oubliée se concrétisa. Nan, se n'était pas un cauchemar. je dérapai dans la boue, m'aspergeant encore plus. Les arbres m'encerclaient. Leurs branches pointues me menaçaient. Je ne bougeai pas. Très vite je me retrouvai sur mes pieds.
" Aie!"
Je me cambrai sous l'effet de la souffrance. Ma main glacée s'aventura sous mon tee-shirt et frôla les blessures. Un liquide chaud envahi main. Du sang.
La pluie continuait de tomber. Mes cheveux collaient à mes épaules.
Mais où étai-je ? Je ne voyais pas la moindre trace d'habitation. En regardant attentivement, je la vis. Elle se tenait non loin de moi, quelque chose dans les mains. Elle riait. Oui, elle riait.
Je marchai vers elle, me mordant la lèvre inférieur pour ne pas pleurer. J'avais mal. Postée devant, je le regardai.
- Je crois que tu avais perdu ça tout à l'heure , me suis-je trompé ?
Le livre. Elle l'avait.
- Oui, murmurai-je, je l'ai perdu tout à l'heure.
- Et qu'à tu fais quand tu l'as perdu ? Dit-elle d'un ton mielleux.
- Je, je me suis enfui.
- Oh, c'est très vilain ce que tu me dis, as-tu été puni pour t'être enfui de la sorte ? En oubliant ton livre en plus ?
- J'ai été puni.
La honte m'accablait. Elle jouait avec moi comme avec une poupée.
- Bien. Et désirerai-tu par le plus grand des hasards, retrouver ton livre ?
- J'aimerais bien. S'il vous plait.
Un long silence suivit ma phrase. Ses yeux pétillaient de méchanceté.
- Je pense que pour avoir ton livre, il faut que tu fasse des choses pour moi, nan ? Ceci me parrait être un marché fort équitable.
J'acquiesçai à contre coeur.

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[ Suite, Chapitre 4 ]

Posté le 02.09.2007 par jimmyst0ry

Ma mère vint me chercher une heure après pour l'heure du dîner. Quand elle me vis sur mon lit, ma main déchiquetée elle poussa un cri de frayeur. Enfin, c'est ce que je peux deviner. Mais, comme vous aurez pu l'imaginer, elle n'appela pas les ambulances ou les pompiers. Elle ne fit rien. Elle referma la porte.
Je m'éveillai soudainement. J'avais entendu un bruit. Je descendis et vis un mot posé sur la table.


Ma chérie,
Je suis désolé de t'avoir fais ça, je te supplie de me pardonner un jour. Tu sais et je sais aussi que je n'est jamais été une mère aimante, attentionnée bref, je n'est jamais été vraiment une mère. Et pour cela aussi je t'incline mes excuses. Je n'ai jamais rien fait pour t'aider à t'intégré ce que toute autre femme aurait fait à l'égard de leur fille. je ne t'ai jamais aider pour tes devoirs, tu faisais tout toute seule, tu ne me demandais rien alors que je te demandais tout. Je suis partie. Oui, j'ai abandonné. Je me suis affaissé. Je ne supporte plus ma vie.
Ma puce, vois-tu cette marque que tu as sur ta main, me feras encore plus de soucis et je devrais te protéger encore plus qu'une mère dite normal. Ceci sera trop dur pour moi. Kim, sache que tu es prisonnière. Lutte, bats toi. Ne me rejoins pas, pas encore.
Chérie, je te dis adieu et même si je ne te l'ai pas dit ou fait comprendre,
Tu resteras toujours dans mon coeur jusqu'à que celui-ci s'éparpille dans le monde, jusqu'à que ses poussières s'envolent loin,
Je t'aime
Maman.



Voilà comment on peut faire d'une jeune fille l'être le plus triste du monde. Voilà comment on peut gâcher une vie juste en se pensant trop faible. Je ne lui pardonnerais jamais. Jamais. Les larmes me brouillaient la vue et de la seule force de mes ongles je déchirai le papier tremblant de colère et de haine. Ma propre mère... Je n'y croyais pas, je n'y croyais plus. Seule. Ce mot me bourdonnait sans cesse dans mes oreilles. Je tombai sur le sol, espérant y resté à jamais. Mes doigts étreignirent la table et s'ouvrirent. Sans m'en rendre compte j'avais cassé le verre . Je me regardai. Ma main précédemment déchiquetée était à nouveau normal. Je saignai. Des écorchures plus ou moins profondes entaillaient mon corps, des bouts de verre enfoncés jusqu'à mes os me faisaient à peine mal. Mon coeur s'en était pris un coup. C'est plus grave que de simples blessures artificielles. Je me sentais sale, comme-ci je ne pourrai jamais effacé une marque. J'allai sous la douche. Le conduit glacé mon brûla mes écorchures. Je criai. De peur, de crainte, de rage, d'humiliation, de tristesse. Mes cheveux tombaient mollement sur mes épaules dénudées. Des gouttes d'eau claires éclairaient ma peau blanche. Je me regardai dans le miroir. N'importe quel être à proprement dit normal aurait hurlé. On aurait dit un linge taché de sang. Je me r'habillai en vitesse. Cette maison m'oppressai, m'écrasai. Ma mère allai mourir. Elle me laissai vivre. Je me mis à courir. Je dévalai les escaliers, le souffle court. Je me laissai dégringolée .En boule dans un coin, je surveillai la porte. Elle ne s'ouvrit pas. J'agrippai la poignée, poussai la porte et m'en allai. Je n'y est plus jamais mis les pieds. D'instinct je suis allée chez Jérôme. Devant le paillasson, ma stupidité me rongea. Le livre. Dégoûtée,je repartis chez moi. Je pris mon trésor précipitamment et repartis où j'étais arrivée. Je sonnai. J'attendis. Jérôme m'ouvris, à contre coeur. Il prit mes mains et poussa un soupir de soulagement. Il devait pensé qu'il avait rêvé.. Voyant sans doute mon état, il s'effaça rapidement et alla chercher son père qui me prit dans ses bras contre toute attente. Je me laissai faire ,enivré par le parfum de son eau de cologne. Je le remercia du regard, une touche de crainte encrée dans le fond de ma pupille chocolat. Je rentrai. Sûrement des milliards de vieux pots remplis de fausses roses ornaient la maison. Jérôme et son père me conduisirent dans le salon. Comme des gens normaux ils me " questionnèrent".

- Kim, que c'est-t-il passé ? Me demanda son père légèrement confus.
- Maman c'est ou va se suicider. Répondis-je les larmes me nouant la gorge.

Après un grand silence il réussi à dire quelque chose.

- Kim, je ... je ne pensais pas....
- Ce n'est pas votre faute, à vrai dire ça ne changera pas grand chose, j'ai toujours été seule.

J'éclatai en sanglots.

Jérôme s'extirpa difficilement de son siège et vint me prendre dans ses bras. Cet élan de gentillesse me gêna sans doute car je me retira.

- Désolé.

Ce fut le seul mot que j'arrivai à dire.

- Ce n'est pas grave. Viens avec moi je vais te préparer quelque chose de chaud.

Jérôme m'emmena dans la cuisine. L'ambiance de paix et de confiance qui trônait dans la pièce me surprit. Je m'assis sagement regardant mon ami faire des allées et venues entre les étagères. Je souris légèrement, peut-être de peur que mon visage tombe à force de rester sérieuse. Je songeai à ma mère. Sûrement que les pompiers l'avaient déjà récupérés à côté d'un building, ou sous un pont ou encore dans une ruelle sombre les membres en sang. J'eu soudain très chaud. L'air me semblait épais.
Quand je me réveillai je vis le visage du père de Jérôme appelé David. Il me soutenait la nuque et un linge humide était posé sur mon front.


- Ne t'inquiète pas, tu es simplement tombé dans les pommes.
- Merci monsieur.

Je le gratifia d'un regard et il me fit de même d'un sourire. Je fermai mes yeux, les laissant se reposer. Si ça se trouve il m'emmènera dans un orphelinat. Je serais au milieu d'un tas d'enfants qui se plaignent à longueur de temps. Mais heureusement je l'aurais, lui.
Cette nuit là, je dormis dans la chambre de Jérôme. Lui sur un matelas poisseux et infesté de poussières et moi sur son lit. Je l'avais supplié de prendre le matelas mais rien n'y fit. Vu qu'il était sûrement mon seul ami et le seul que j'aurais de toute ma vie je décidai de le mettre au courant.

- Heu... Jérôme, je... Voilà, il faut que je te dise quelque chose.
- Bien sûr. Qu'y a-t-il ?

Son regard plein de gentillesse m'invitait à le lui dire. Je lui racontai tout. Le livre, le sortilège, et évidemment, le but. Mais, j'omis les ingrédients. Pourquoi ? Vous verrez bien.

- Mais, ce n'est pas dangereux ? Il n'y a pas de notice de sécurité où je ne sais quoi ?
- Non, non ne t'inquiètes pas j'ai tout lu et il n'y a rien a par peut-être des phrases pour les gamins style : "Attention de ne pas se brûler "ou des trucs comme ça.

Bon. Vous me direz: Oui, mais vous lui avez menti et patati et patata, oui d'accord, mais je ne voulais pas l'affolé et puis qu'est ce qu'on en avait à faire des recommandations ? Quand on à un projet en tête, on s'en fou du reste. Ouais, ce n'était pas malin, vu ce qui arriva après. Mais ça, c'est pas encore l'heure de vous l'expliquer.
Bref, Jérôme semblait sceptique mais se détendit légèrement. Il accepta de m'aider et finalement cela semblait même l'exciter un peu.
Cette nuit là je dormi bien. Et, ça peut sembler bizarre mais, cette nuit là, j'ai rêvé. J'ai rêvé de ma "chose" une fois faite.
Le lendemain matin au petit déjeuner je profitai que ni David ni Jérôme ne fussent là pour aller acheter le journal avec quelques sous que j'avais trouvé sous l'escalier.

- Alors, elle veut quoi la p'tite dame ?
- Heu... Le journal d'aujourd'hui s'il vous plait. Lui demandai-je toute petite.
- Ouais alors ça fera 1euros à la p'tite demoiselle.

Je lui tendis son argent et m'en allais. Qu'est ce qu'il avait pu m'agacer celui là avec ces " p'tite dame" ou " p'tite demoiselle" .
Arrivant à la maison je me précipitai au toilette et m'enfermai avec le verrou. Je m'assis sur la lunette et commençai à épier les articles. Un attira mon regard. Furtive, je chercha à toute vitesse la page essayant que personne entende le bruit du papier.

" Une femme pendu sur la place du marché.
Hier en fin d'après-midi une femme d'une quarantaine d'années se suicide à l'aide d'une chaîne en acier sur la place du marché vers Cambridge. Elle avait réussi à accroché son arme de mort aux guirlandes de Noël encore présentent à cette date. Les enquêteurs ne savent toujours pas qui est cette femme mais les recherches ne s'arrêtent pas.
Nous vous informerons quand nous aurons plus de détails sur cette affaire

C.Kay"

J'en étais sûr. C'était bien ma mère.. La chaîne je l'avais vu dans sa chambre. Je regardai le ciel. Il me semblait qu'un épais nuage de sang se déversait sur la ville. Comment expliquer le sentiment d'impuissance et d'injustice quand on apprend que notre mère s'est suicidé, que notre père est parti avant votre naissance, notre frère écraser par une voiture et vous, sans soutien a par le fils d'un épicier que vous n'appréciez pas plus que ça et son propre père qui lui désire plus que tout vous foutre quelque par pour que vous lui fichiez la paix. Oui, c'était ce qui m'arrivait. 14 ans... J'aurais tant aimé que se soit plus tard. Que j'ai un copain chez qui habiter, des amis sur qui reposer le poids de mes pertes, un travail pour vivre... Je suppose que vous comprenez, nan ?Je remettais tout l'espoir qui me restait pour mon futur ami. Vous désirerez peut-être savoir les ingrédients ? Je vous préviens vous allez vraiment me prendre pour une folle. Nan, ne remuez pas la tête je le sais que vous aurez peur de moi. Peut-être même partirez vous avec le peu de mon histoire que vous savez. Vous allez alerté une femme de chambre de m'enfermer dans ma chambre pour ne pas que je puisse sortir... oui, vous pouvez roulez des yeux et faire comme ci ce que je vais vous dire vous paraîtra singulier. Et bien voilà, puisque vous le voulez tellement . Je vais vous dire ce que le livre demandait d'avoir.

Pour les ingrédients qui vous permettrons de construire votre futur(e) ami(e) nous vous conseillons particulièrement de bien lire et de n'en louper aucun . Délicatesse, vitesse, et soin minutieux devront être vos seuls sous pour avoir de quoi mijoter votre cuisine.

1- tête avec cerveaux, bouches et nez défaite du reste du corps
2- Yeux de votre choix
3- Corps ( idem que ci-dessus) avec tous les organes et membres
4- Coeur encore vivant avec les vaisseaux
5- scalpel
6- ciseaux
7- scie électrique
8- hache
9- couteaux

Après avoir trouvé tous ceci nous vous guideront dans les étapes suivantes:

[...]

Voilà. Et devinez quoi ? J'ai tous trouvé...

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[ Suite, Chapitre 3 ]

Posté le 02.09.2007 par jimmyst0ry
Bon. Avant toute chose je dois vous dire que mon récit qui viens ne sera pas des plus joyeux. Après tout la vie d'une adolescente de 17 ans retrouvée à l'asile ne doit pas être non plus très gaie.
Avant de commencer, puis-je vous posez une question ?
- Oui, naturellement.
- Où est-ce Tertawn ?

Le jeune homme à l'air surprit de cette question. Il me fixe un instant et finit par me répondre contre toute attente.

- Eh bien, dans le Sud de Boston.
- Vraiment au Sud ? Où bien juste un petit peu plus au Sud que le Centre ?

Je me met à rire. Je vois ses yeux pétillés. Ils sont vraiment beaux.

- Eh bien, je dirais plus au Sud que le Centre. Mais pourquoi cette question ?
- Quand je sortirais de ce trou je passerais vous voir. Je vous aime bien.

Il rougit légèrement laissant paraître un début de sourire. Il bégaye un vague " Moi aussi je vous aime bien" mais baisse la tête, confus. Je n'insiste pas et je ne dirais pas que cette petite scène ne me fit pas plaisir.

- Bon., réussit-il à dire, commencez.
- Comme je vous disais, j'étais dans mon grenier quand soudain dans un vieux carton mit à l'écart je vis un livre. Je ne pourrais jamais l'oublier. Sa couverture était violet très foncé, virant au noir prune. Elle était déchiré à plusieurs endroits et aucun titre n'était écrit. Les pages était jaunies avec le temps et sentaient le renfermé. Bizarrement sans même avoir commencer à le lire mes mains se mirent à tremblées. Maintenant je sais que j'aurais dus écouté cette voix au fond de moi et reposer ce livre. Mais le destin en à décidé tout autrement. Je posai le manuel sur mes mains ensanglantés. Je sentais la poussière volée tout autour de moi. Il me semblai à cet instant que le temps s'était arrêté. Je me souviens exactement de ces premières phrases.

Incantation, libération . Vous vous sentez rejeté par le monde, par Dieu lui même, vous êtes différent, faible, l'univers entier semble vous rejeté, aucun être humain ne vous aime. Mais pourquoi ça devrait être des êtres humains justement qui vous aimes ? Et pourquoi pas quelque chose d'autre ?

Quelque chose d'autre. J'aurais dus m'en méfié. Parfois, les mots ont un pouvoir tellement irrésistible que même les humains les plus réaliste, ceux qui pense que tout à une réponse scientifique peuvent se laissés prendre au piège. Oui, les mots sont parfois le pire mal qui puisse exister. Les mots sont ... malins.
Alors je laissai mes mains vagabondées sur les pages épaisses. Je n'ai jamais lu le début du livre. Peut-être aurais-je du . Enfin...

* FLASH BACK *

Une enfant était assise en tailleur sur le bois humide d'un grenier. Elle était dans le noir complet mais avait au cas où une lampe à gaz. Elle était maigre. Son visage fatigué par une vie bien trop triste pour une enfant de cet âge, semblait fondre. Ses yeux bouillaient de rage. Elle tenait dans ses mains un livre puissant. Elle sentait son énergie mais elle était irrésistiblement attiré. Elle l'ouvrit doucement laissant chaque pages se déposées délicatement sur une autre. Elle regarda le premier chapitre : " Effets secondaires du manuel et autres conseils d'utilisation" Elle fit la moue et le passa. Elle laissa les chapitres défiler devant elle quand elle s'arrêta de tourner les pages . Ses yeux s'agrandirent, elle semblait folle, possédée. Une légère brise venant de la fenêtre entrouverte lui fit voler ses cheveux fins. Son visage crispé se décontracta . Elle était heureuse. Son rêve allait enfin se réaliser.

* FIN DU FLASH BACK*

-Bref, comme je vous le disais j'ouvris ce bouquin. Quand.... je suis tombé sur un chapitre relevant de la folie. Tout mon être était parcouru de spasmes incontrôlables . Je ne sais pas si je vous l'ai dit mais j'avais quatorze ans. Mes doigts écrasèrent la page. Mes yeux défilèrent au travers des lignes écrites en italique. Je m'arrêtai sur le rectangle " Préparation" . Alors je vis que ma petite activité extra scolaire devrait me prendre un an. Qu'importe me suis-je dis à ce moment là . Ce qui compte c'est le résultat... Je lu la préparation . Les ingrédients seraient difficiles à trouver. A ce moment ma mère m'avait appeler. Je m'étais précipité hors du grenier dévalant les escaliers, le livre sous mon pull. Je me dépêcha de mettre celui-ci dans le tiroir de ma commode et alla à la rencontre de ma mère. Elle me dévisagea suspicieuse. Je n'ai jamais su cacher quelques chose. Pourtant je me suis juré à cet instant que quoiqu'elle me fasse, je ne remuerais pas mes lèvres sur ce sujet. Elle me demanda simplement d'acheter une baguette de pain à l'épicerie du quartier. C'était comme si mon coeur qui était en apnée, sortait enfin de l'eau.
- Chérie, m'avais dit ma mère, quelque chose ne va pas ? Tu as des problèmes à l'école ?
- Nan, rien maman, absolument rien.. Au contraire je deviens de plus en plus heureuse.
- J'en suis tellement contente, me dit ma mère un immense sourire de soulagement aux lèvres.
Je le lui rendis bien qu'il soit un peu faux.
Je ne me rendis pas bien compte que j'étais déjà devant l'épicerie. Mes pensé m'avait submergées et mes jambes marchaient à l'aveuglette. Jérôme le fils du vendeur s'approcha de moi et me fit la bise. C'était sûrement mon véritable premier ami. Je ne l'aimais pas particulièrement mais lui en avait tout l'air. Pour moi il n'y avait que ça qui comptait.
- Que veux-tu aujourd'hui Kim ?
- Simplement un baguette de pain s'il te plait. Lui murmurai-je légèrement étourdi.
Il alla en chercher une qui venait tout juste de sortir du four et me la tendit. Je payai et repartit chez moi lui faisant un vague geste de la main. Je ne le vis pas , mais Jérôme horrifié tenait fermement le comptoir de ses deux mains.
Après je sus.
Rentrée chez moi je laissai le pain sur la table de la cuisine et alla dans ma chambre. Elle était plutôt jolie, vert anis et gris taupe. Niveau décos, je dois dire que je n'est jamais été vraiment au top. Ma chambre ne comportait qu'un lit une place, un bureau , une armoire, un miroir, quelques rares affiches et entassées dans un coin, les affaires de mon frère. J'avais insisté pour les garder. Tandis que je guettais des bruits de pas dans l'escalier j'ouvris le tiroir. Il était là. Je laissai ma main gauche sortir du doux cocon de ma manche trop longue. J'eu un geste de recule. Mon étourdissement m'étonna moi même. Je m'assis sur mon lit, mon coeur battant encore trop fort pour moi. Je levai ma main devant moi. Je n'avais plus de peau sur cette main là. Curieuse, j'essayai de toucher. Je ne sentais absolument rien. Je ne saignais pas. Trop étourdie, je m'évanouie.

[ Suite, Chapitre 2 ]

Posté le 02.09.2007 par jimmyst0ry
Lendemain. Je suis réveillé par la lumière du soleil. Comme à mon habitude je regarde sur ma table de chevet pour voir si aucune note ne dit que je peux sortir de cet endroit. Encore rien. Je vois juste le bouquet de rose qui a déjà commencé à faner. J'admire silencieusement les pétales blanches tombées comme une robe délicate. Un lourd silence me parvint du couloir. L'hôpital est mort. Je repousse assez violemment ma couverture. L'air s'est rafraîchi. Pour la première fois depuis plusieurs semaines je décide de prendre un peu soin de moi. J'entre dans la salle de bain. Mes affaires sont posés sagement sur le rebord du robinet. Je me fais couler un bain. J'enlève ma robe et entre dans l'eau. Mes pieds tremblent. Depuis combien de temps n'est-je pas sentis le contact de l'eau sur ma peau ?Une fois assise je fixe mes jambes. Elles sont blanches, parsemées de cicatrices. Je prend mon savon et commence à me laver. Je pousse quelques cris en savonnant les parties à peine cicatrisées. Ça me pique. Je continue. Les cheveux. Une fois mon corps plein de mousse je prend le jet. L'eau semble me pulvériser. Je recule un peu, me faisant glisser. Je sors , me sèche. Un sourire se dessine sur mon visage triste. Je me sens bien. J'avance jusqu'à une étagère en bois humide. Je l'ouvre. J'inspecte mes habits. Je prends un haut bleu et un jean. Je suis ridicule. Mais non. Je ne le suis pas. Je me coiffe et me brosse les dents.
Quand je sors un homme était devant moi. Toujours mon sourire aux lèvres je lui dis :
- Bonjour.
- Bonjour. Kimberly Ciny je présume ?
- Oui, c'est bien moi.
- Enchanté. Je suis Alexander Courtner, étudiant en psychologie dans l'université de Tertawn. Je dois rendre un dossier pour lundi prochain. Je pensais vous interviewé.
- Pourquoi moi ?
- Parce que votre histoire m'a interpellée.
- Pourquoi ? Comment connaissez-vous mon histoire ?
- La femme qui s'occupe de vous m'a un peu raconter. Je ne sais pas... Je trouve que votre histoire mérite d'être connue et je la trouve passionnante . Donc, voulez-vous bien m'accordé quelques question ?Repris le jeune homme précipitamment.
- Vous savez, lui dis-je, si vous me posez des questions et si je me sens bien avec vous ça vous prendrez des heures de m'écouter. Cette histoire est très complexe.
- Tant pis, j'ai ma journée.
Je le regarde, amusé. Ses yeux gris me fixent. Je n'en est jamais vu semblables. Ils sont... magnifiques. Oui, magnifiques. On voudrait s'y noyé.
- Très bien. Commencez.

C'est ici que tout va débuter.

- Heum, veuillez m'excusez, je ne trouve plus mes feuilles...
- Prenez votre temps, prenez votre temps.
Je regarde le ciel, encore, une fois de plus. Aujourd'hui il brille. Je me laisse bercer par ses couleurs. Elles l'enveloppent, elles me protègent. J'entends un léger raclement de gorge. Je tourne la tête. L'homme semble gêné.
- Si, vous voulez bien...
- Oui, excusez moi, bien sûr, commencez.
- Alors, déjà j'aimerais que vous me racontiez votre enfance.
- Ah, mon enfance... suis-je vraiment obligé ?
- Non, évidemment mais,j'aimerais vraiment .
- Bon. Très bien. Par où commencer ? Je vais essayer de faire court.

Je suis fille unique. Mon père ? Je ne l'est jamais connu. Pour moi, cet homme est un étranger. Enfant, je ne manquais de rien, sauf d'un père. Ma mère a tout essayer. Elle m'a dit les pires horreurs au sujet de mon géniteur, j'ai toujours eu cette envie de le voir, de le découvrir. J'ai donc été élevé par ma mère. Je suis allé à l'école comme une enfant normal, j'ai suivi une scolarité idéale. Mais, tout a changé à mon arrivée au collège. Tous mes amis sont partis. J'étais seule. J'étais comment dire... insociable. Les autres adolescents me faisaient peur. D'ailleurs, ils me le rendaient bien, me traitant de sorcière, de fantômes, d'esprit du mal. Je me suis forgée un monde de barrière. En cours, je parlais peu, voir jamais. A la récréation je restais accroupis dans le coeur d'un arbre mort et regardais les autres jouer, grandir, se moquer de moi.
Je me rappellerais toujours d'un jour où un garçon qui était dans ma classe est venu me voir. Il s'était penché dangereusement de moi. Curieuse je me rapprochai de lui. Nos lèvres s'effleuraient quand il me gifla et me traita de d'extraterrestre. Je n'étais pas allé en cours l'après-midi.

*FLASH BACK*
.
Une jeune fille accroupi derrière un arbre écoutait en silence son coeur battre à tout rompre dans la cour de récréation silencieuse. Aucun son ne sortait de cette vie triste, détestable qu'elle vivait. Ses larmes perlaient sur ses joues maigres. Ses grands yeux chocolats, remplis de haine et de dégoût scrutaient le ciel. Des corbeaux tournoyaient sans cesse en croassant . Elle se leva et attrapa son cartable. Elle s'avança et marcha sur un pierre qui la fit déraper. Elle tomba, ses genoux s'entrechoquant. Elle saignait. Son coeur aussi. Ses larmes continuaient de tombées. Elle reprit sa route et sortit de son école Les passants la regardaient étrangement. Sa jupe plissée laissait entrevoir ses genoux déchiquetés. Elle était sale. Soudain, au milieu de la route elle entendit une voiture freinée, un garçon crié. Elle courut pour voir ce qui se passait. Son frère, une voiture, la mort.

* FIN DU FLASH BACK*

- Mademoiselle ?
- Oui, excusé moi, je ... mon frère... enfin, bon.
- Votre frère ? Je croyais que vous étiez fille unique ?
- Oui, en quelque sorte.

Je lui raconte mon souvenir dans les moindre détails.

- Vous comprenez, ça me fais bien trop mal pour oser dire que j'ai un frère, je.... je pense que c'est à cause de cela que j'ai perdu espoir.

-...

- Je ne pourrais jamais dire si j'étais triste ou simplement furieuse contre la vie. A ce moment, j'ai compris que je ne pourrais jamais faire parti de ce monde. Je n'étais pas pareille aux autres. Je ne le suis toujours pas. Ma mère n'a pas pleuré. Elle ne pleure jamais. Adolescente, je passais mon temps dans mon grenier. Je réfléchissais. A tout. A mon frère, à ma mère, à mon père qui est parti quand maman était enceinte, à l'école, à la vie elle même. Quand je voyais des gens à la télé, leur sourires figés sur leur visage, comme des pantins, comme des clowns je ne pouvaient m'empêcher de les maudire.
Bon, vous vous demandez sûrement quand arrive l'action, le "déclique" . Il arrive, lentement, en rampant.

Quand je dis ce dernier mot je vis le jeune homme frémir. Je ne peux retenir un sourire moqueur. Il m'interroge du regard mais je fais comme si ne rien était.


- Un jour, alors que à mon habitude j'étais dans mon grenier, fredonnant une musique des Beatles, oui,dis-je voyant mon interrogateur sourire, ma mère avait tous les vinyles.
- A très bien. Excusez moi.

Dit-il l'arcade sourcilière froncée.

- Donc, fredonnant l'air de Let it be je trouvai un livre dans un carton. Quoi de plus normal ? Mais ce livre, changea ma vie. Je lui dois mon petit séjour ici. Dis-je ironiquement.

L'homme tremble d'impatience, ce qui m'amuse encore plus. Je le fais patienté quelques minutes, laissant mes mots s'échapper par la fenêtre et gambader gaiement dans le parking de l'hôpital. Enfin, je me décide à lui raconter la suite, avant qu'il ne fasse quelque chose d'absurde. Si vous voyez ce que je veux dire évidemment.

- Suspense. Dis-je d'un ton sarcastique.
- Continuez, continuez ... Insiste le jeune homme me suppliant du regard.
- Bon. Puisque vous le désirez.

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[ Suite, Chapitre 2 ]

Posté le 02.09.2007 par jimmyst0ry
Lendemain. Je suis réveillé par la lumière du soleil. Comme à mon habitude je regarde sur ma table de chevet pour voir si aucune note ne dit que je peux sortir de cet endroit. Encore rien. Je vois juste le bouquet de rose qui a déjà commencé à faner. J'admire silencieusement les pétales blanches tombées comme une robe délicate. Un lourd silence me parvint du couloir. L'hôpital est mort. Je repousse assez violemment ma couverture. L'air s'est rafraîchi. Pour la première fois depuis plusieurs semaines je décide de prendre un peu soin de moi. J'entre dans la salle de bain. Mes affaires sont posés sagement sur le rebord du robinet. Je me fais couler un bain. J'enlève ma robe et entre dans l'eau. Mes pieds tremblent. Depuis combien de temps n'est-je pas sentis le contact de l'eau sur ma peau ?Une fois assise je fixe mes jambes. Elles sont blanches, parsemées de cicatrices. Je prend mon savon et commence à me laver. Je pousse quelques cris en savonnant les parties à peine cicatrisées. Ça me pique. Je continue. Les cheveux. Une fois mon corps plein de mousse je prend le jet. L'eau semble me pulvériser. Je recule un peu, me faisant glisser. Je sors , me sèche. Un sourire se dessine sur mon visage triste. Je me sens bien. J'avance jusqu'à une étagère en bois humide. Je l'ouvre. J'inspecte mes habits. Je prends un haut bleu et un jean. Je suis ridicule. Mais non. Je ne le suis pas. Je me coiffe et me brosse les dents.
Quand je sors un homme était devant moi. Toujours mon sourire aux lèvres je lui dis :
- Bonjour.
- Bonjour. Kimberly Ciny je présume ?
- Oui, c'est bien moi.
- Enchanté. Je suis Alexander Courtner, étudiant en psychologie dans l'université de Tertawn. Je dois rendre un dossier pour lundi prochain. Je pensais vous interviewé.
- Pourquoi moi ?
- Parce que votre histoire m'a interpellée.
- Pourquoi ? Comment connaissez-vous mon histoire ?
- La femme qui s'occupe de vous m'a un peu raconter. Je ne sais pas... Je trouve que votre histoire mérite d'être connue et je la trouve passionnante . Donc, voulez-vous bien m'accordé quelques question ?Repris le jeune homme précipitamment.
- Vous savez, lui dis-je, si vous me posez des questions et si je me sens bien avec vous ça vous prendrez des heures de m'écouter. Cette histoire est très complexe.
- Tant pis, j'ai ma journée.
Je le regarde, amusé. Ses yeux gris me fixent. Je n'en est jamais vu semblables. Ils sont... magnifiques. Oui, magnifiques. On voudrait s'y noyé.
- Très bien. Commencez.

C'est ici que tout va débuter.

- Heum, veuillez m'excusez, je ne trouve plus mes feuilles...
- Prenez votre temps, prenez votre temps.
Je regarde le ciel, encore, une fois de plus. Aujourd'hui il brille. Je me laisse bercer par ses couleurs. Elles l'enveloppent, elles me protègent. J'entends un léger raclement de gorge. Je tourne la tête. L'homme semble gêné.
- Si, vous voulez bien...
- Oui, excusez moi, bien sûr, commencez.
- Alors, déjà j'aimerais que vous me racontiez votre enfance.
- Ah, mon enfance... suis-je vraiment obligé ?
- Non, évidemment mais,j'aimerais vraiment .
- Bon. Très bien. Par où commencer ? Je vais essayer de faire court.

Je suis fille unique. Mon père ? Je ne l'est jamais connu. Pour moi, cet homme est un étranger. Enfant, je ne manquais de rien, sauf d'un père. Ma mère a tout essayer. Elle m'a dit les pires horreurs au sujet de mon géniteur, j'ai toujours eu cette envie de le voir, de le découvrir. J'ai donc été élevé par ma mère. Je suis allé à l'école comme une enfant normal, j'ai suivi une scolarité idéale. Mais, tout a changé à mon arrivée au collège. Tous mes amis sont partis. J'étais seule. J'étais comment dire... insociable. Les autres adolescents me faisaient peur. D'ailleurs, ils me le rendaient bien, me traitant de sorcière, de fantômes, d'esprit du mal. Je me suis forgée un monde de barrière. En cours, je parlais peu, voir jamais. A la récréation je restais accroupis dans le coeur d'un arbre mort et regardais les autres jouer, grandir, se moquer de moi.
Je me rappellerais toujours d'un jour où un garçon qui était dans ma classe est venu me voir. Il s'était penché dangereusement de moi. Curieuse je me rapprochai de lui. Nos lèvres s'effleuraient quand il me gifla et me traita de d'extraterrestre. Je n'étais pas allé en cours l'après-midi.

*FLASH BACK*
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Une jeune fille accroupi derrière un arbre écoutait en silence son coeur battre à tout rompre dans la cour de récréation silencieuse. Aucun son ne sortait de cette vie triste, détestable qu'elle vivait. Ses larmes perlaient sur ses joues maigres. Ses grands yeux chocolats, remplis de haine et de dégoût scrutaient le ciel. Des corbeaux tournoyaient sans cesse en croassant . Elle se leva et attrapa son cartable. Elle s'avança et marcha sur un pierre qui la fit déraper. Elle tomba, ses genoux s'entrechoquant. Elle saignait. Son coeur aussi. Ses larmes continuaient de tombées. Elle reprit sa route et sortit de son école Les passants la regardaient étrangement. Sa jupe plissée laissait entrevoir ses genoux déchiquetés. Elle était sale. Soudain, au milieu de la route elle entendit une voiture freinée, un garçon crié. Elle courut pour voir ce qui se passait. Son frère, une voiture, la mort.

* FIN DU FLASH BACK*

- Mademoiselle ?
- Oui, excusé moi, je ... mon frère... enfin, bon.
- Votre frère ? Je croyais que vous étiez fille unique ?
- Oui, en quelque sorte.

Je lui raconte mon souvenir dans les moindre détails.

- Vous comprenez, ça me fais bien trop mal pour oser dire que j'ai un frère, je.... je pense que c'est à cause de cela que j'ai perdu espoir.

-...

- Je ne pourrais jamais dire si j'étais triste ou simplement furieuse contre la vie. A ce moment, j'ai compris que je ne pourrais jamais faire parti de ce monde. Je n'étais pas pareille aux autres. Je ne le suis toujours pas. Ma mère n'a pas pleuré. Elle ne pleure jamais. Adolescente, je passais mon temps dans mon grenier. Je réfléchissais. A tout. A mon frère, à ma mère, à mon père qui est parti quand maman était enceinte, à l'école, à la vie elle même. Quand je voyais des gens à la télé, leur sourires figés sur leur visage, comme des pantins, comme des clowns je ne pouvaient m'empêcher de les maudire.
Bon, vous vous demandez sûrement quand arrive l'action, le "déclique" . Il arrive, lentement, en rampant.

Quand je dis ce dernier mot je vis le jeune homme frémir. Je ne peux retenir un sourire moqueur. Il m'interroge du regard mais je fais comme si ne rien était.


- Un jour, alors que à mon habitude j'étais dans mon grenier, fredonnant une musique des Beatles, oui,dis-je voyant mon interrogateur sourire, ma mère avait tous les vinyles.
- A très bien. Excusez moi.

Dit-il l'arcade sourcilière froncée.

- Donc, fredonnant l'air de Let it be je trouvai un livre dans un carton. Quoi de plus normal ? Mais ce livre, changea ma vie. Je lui dois mon petit séjour ici. Dis-je ironiquement.

L'homme tremble d'impatience, ce qui m'amuse encore plus. Je le fais patienté quelques minutes, laissant mes mots s'échapper par la fenêtre et gambader gaiement dans le parking de l'hôpital. Enfin, je me décide à lui raconter la suite, avant qu'il ne fasse quelque chose d'absurde. Si vous voyez ce que je veux dire évidemment.

- Suspense. Dis-je d'un ton sarcastique.
- Continuez, continuez ... Insiste le jeune homme me suppliant du regard.
- Bon. Puisque vous le désirez.

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Le début de mon histoire

Posté le 21.08.2007 par jimmyst0ry
Je m'appelle Kim, j'ai 17 ans. Je suis ici, dans cet hôpital psychiatrique dit pour m'aider. Psychiatrique ? Mais qu'est ce que ça veut dire en fait ? Ce n'est qu'un mot, pour aider les gens à comprendre. Comme on dirait ici, c'est un résultat, rien d'autre. En ce moment même ou j'écris je regarde derrière le rideau qui me sert de porte. Un enfant joue, naïf et innocent avec un camion rouge de pompier s'amusant à le faire s'écraser sur la grosse malle de son père. Celui-ci rouspète .

-Arrête dont un peu, tu veux ? Tu déranges les gens qui sont ici.
-Pourquoi ils sont là les gens ? Ils sont malades ? Ils ont un rhume ?
- Non mon chéri, ils ont un problème à la tête, ils sont fous, ils croient des choses qui n'existent pas.

Pfou..... il me désespère ce pauvre homme. Moi, si je suis là, ce n'est pas parce que je suis soit disant devenue folle à cause de mon imagination trop paranoïaque mais à cause de quelque chose que j'ai vécu, et que j'ai bien vécu. Le garçon s'approche de moi. Sa tête d'ange me sourit. Je le lui rend. Son père me regarde de travers.

- Thomas, reviens ! Laisse cette jeune fille tranquille.
- Mais papa elle est belle ! Je peux aller dans tes bras ? Me demande le gamin.
- Je crois que ton papa ne veut pas que tu reste avec moi.
- Mais! Pourquoi ?

L'enfant se met à pleurnicher. Son père me murmure des excuses sourdes et s'éloigne de moi.
Je me rassis tranquillement. Le temps est gris. Il est triste. Il pleure. Une dame de chambre me propose un thé. J'accepte, sachant que je ne le boirais pas. Je prend la petite cuillère et le morceau de sucre. Je touille le liquide qui se colorie en orange foncé. Mes pensées se perdent dans ce tourbillon incessant de mon poignet meurtri. Le fenêtre claque. Le vent soulève mes cheveux bruns. Quelques mèches me caressent le visage. Avec un léger sourire, je me remémore un vague souvenir du passé. Je pense vous le raconter bien plus tard. Mes yeux se ferment. Je ressens la douceur de ce lieu. Mes mains se reposent sur mes genoux, gelées. Un petit feu crépite dans mon coeur. Trop d'émotions, trop de souvenirs. Un trop long passé pour une si jeune vie. Mes larmes coulent. Mais doucement, sereinement, sans un bruit. Soudain, j'entends une dame de chambre frapper. Je me lève, laisse mes yeux s'habitués à la lumière et ouvre. Elle me tend simplement un miroir. Je la regarde, interloquée.

- Mademoiselle je voudrais simplement vous posez une question.
- Je vous en pris.
- Prenez le. Je reviendrais plus tard. Vous me décrirez juste ce que vous voyez. Me dit-elle sur un ton détaché.
- Ce que je vois ? Demandai-je.
- Oui.

Elle referme la porte. Je pose le miroir sur une chaise. Je m'agenouille, déchire un morceau de papier, prend un crayon et regarde. Quelque chose me frappe. Est-ce mon teint pâle ? Non... C'est de la maturité. Je semble avoir plus d'une trentaine d'années. Voici ce que j'inscris sur le bout de papier.

Je vois une jeune femme rempli de tristesse. Le teint pâle, les yeux bouffis. Je vois une femme, pleine de souvenirs, les cheveux sales, secs et en manque de féminité. Je me vois les traits tirés, des rides de fatigues dessinées aux contours de mes yeux plus foncés qu'avant. Je vois une personne retenue à la vie par un fil transparent près à chuté de détresse à chaque moment. Ce que je vois c'est que la détermination et l'envie de vivre ne le cassera pas. Du moins pas encore.


Je m'aventure dans le couloir blanc comme de la neige et m'enfonce dans ce sol, l'imprégnant de mes pas. Je manque de tombé à plusieurs reprise, peine de déséquilibre. Je respire l'odeur des médicaments et de la nourriture qu'apportent les femmes de chambre. Seulement vêtue de ma robe de tissu froissée de l'hôpital je glisse le papier sous la porte du bureau de la dame qui m'avait apportée le miroir. Bizarrement un sentiment de soulagement m'envahit. Comme disait ma mère, c'est étrange comme un si petit geste qui n'a pas tellement de valeur peut nous en apporter. Comme quoi, de temps à autre, elle avait raison. Je regagne mes appartements. Je me pose sur mon lit. Vingt et une heure. La journée est passé vite. Je remarque un bouquet de roses blanches sur table de chevet. Intriguée, je penche ma tête pour lire l'étiquette.

" Je passerez vous voir demain dans la matinée, en espérant que vous ne me rejetterais pas. A demain j'espère. A.C"

A.C ? Qui cela pouvait être...
je ne vois pas qui. Bon.
J'hume une dernière fois les roses et m'endors presque instantanément.

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